Vous êtes ici

Les champagnes et crémants perlés

À la fin de l’été Johan, notre spécialiste vins, a emmené trois entrepreneurs en Champagne et en Bourgogne. Le but du voyage: vendanger, discuter et déguster. En rentrant, ils se prononcent tous en choeur : ces champagnes et crémants sont parfaitement en accord avec notre ADN. Récit pétillant de leur expédition.

National Media File 
0

Dans la gamme de champagnes de Spar, on trouve trois mono-cépages. Il s’agit de vins assemblés au départ d’une seule variété de raisin. Les trois ténors du monde du champagne - chardonnay, pinot noir et pinot meunier – ont chacun leurs qualités. À vous de voir lequel a votre préférence. Nous avons dégusté quelques bouteilles dans plusieurs maisons viticoles.

 

National Media File 
0

Delouvin-Nowack (100 % pinot meunier)

Notre excursion commence chez Delouvin-Nowack, à Vandières, dans le nord-est de la France, entre Metz et Nancy. Nous sommes accueillis par Bertrand Delouvin. Un premier indice sur le nom composé. Bertrand nous explique que Delouvin et Nowack sont les noms de famille de ses deux parents, qui ont fondé la maison de vins en 1949. Bertrand : « Jusqu’à aujourd’hui, nous gérons nous-mêmes toutes les étapes de la fabrication du champagne. De cette manière, toutes les caractéristiques des raisins, du terroir et de l’assemblage sont mises en valeur dans un produit unique, au caractère spécifique. »

 

Bertrand nous sert une petite flûte, et nous devons lui donner raison. La bouche fruitée du Delouvin-Nowack est tout à fait typique du cépage utilisé, le pinot meunier. Ce raisin se porte particulièrement bien sur la roche crayeuse et les sols argileux. Nous vous laissons deviner de quelle nature est le sol dans ce coin de la Champagne … Le nez puissant est lui aussi caractéristique du raisin et de la région, la Vallée de la Marne.

 

National Media File 
0

Pierson Cuvelier (100% pinot noir)

Prochaine halte : Louvois. L’endroit se situe à mi-chemin entre Paris et Vandières, que nous venons de quitter. François Pierson nous accueille
et nous fait faire le tour du propriétaire. Il fait partie de la quatrième génération de la maison de champagne, qui existe depuis 1901. Au départ, ils vendaient leurs raisins aux grandes maisons viticoles. Depuis 1928, ils produisent leur propre champagne. Leurs vignes s’étendent sur pas moins de 12 villages, dans la région vallonnée autour de Reims. Dix hectares sont consacrés à la culture du pinot noir, et les deux hectares restants au chardonnay.

National Media File 
0

« Le pinot noir existe depuis plus de 2.000 ans, ce qui en fait une des races les plus anciennes », nous raconte François. « Il est difficile à cultiver : les grappes sont compactes et les raisins ont la peau fine, ce qui les rend sensibles aux moisissures et à la putréfaction. Mais cela ne fait pas le poids devant ses atouts. Le pinot noir donne de la structure et de la plénitude au vin, avec beaucoup d’acides et peu de tanins. Goûtez donc ! » Nous ouvrons une bouteille de Pierson Cuvelier. De fait, il a du corps, de la structure, et une bouche longue et persistante. Les arômes fruités, quant à eux, sont bien présents dans ce Grand Cru. On aime !

 

"Le pinot noir n’est
pas facile à cultiver, mais il en
vaut largement la peine !"François
National Media File 
0

Claude Carré (100% chardonnay)

À un jet de pierre de là, à Trépail, nous faisons un saut chez Claude Carré. Ils produisent notre blanc de blancs, qui est un champagne composé exclusivement du raisin blanc chardonnay, qui se plaît bien dans les collines calcaires de la région.

Claude, le viticulteur, a le champagne dans le sang. Il descend d’une lignée de producteurs de champagne. Son père avait quatre fils, qui possèdent chacun des vignes et font du champagne. Son propre fils, Olivier, est aussi mordu de champagne. Ensemble, ils s’y consacrent toute l’année. Il faut tout
ce temps-là pour faire un bon champagne, d’ailleurs. Mais une fois les vendanges arrivées, tout va très

 

National Media File 
0

Crémants de bourgogne

Ensuite, nous continuons vers la Bourgogne, et plus précisément la maison viticole renommée Veuve Ambal, qui produit pour nous trois crémants
de bourgogne. Maude nous souhaite la bienvenue et nous invite immédiatement à déguster : difficile d’imaginer un meilleur accueil. Il va de soi que notre Jacques Cartier brut et demi-sec sont de la partie. Maude : « Veuve Ambal a été fondé en 1898 par Marie Ambal, revenue dans son village natal de Rully, après le décès de son époux. Son frère produisait et distribuait des vins de Bourgogne. Marie s’intéressait à la viticulture selon la méthode champenoise (depuis 1994, on parle de méthode traditionnelle, pour faire la distinction avec le champagne). En 1898, elle fonde sa propre maison de vins. »

Tant le talent que l’implication des collaborateurs ont fait de Veuve Ambal le spécialiste et le leader de l’appellation crémant de bourgogne. Pas moins de 40 % de tous les crémants est produit par eux. Chaque année, 16 millions de bouteilles de crémant de qualité quittent les lieux.

National Media File 
0

Le lendemain, Maude nous emmène dans les vignes. Nous sommes quelques jours trop tôt pour pouvoir assister aux vendanges, mais les entrepreneurs ont le droit d’essayer, histoire de juger de la difficulté du travail. Le fait que les coteaux soient en pente ne facilite pas la tâche. Emmanuel nous montre comment les raisins sont récoltés manuellement, grappe par grappe.

C’est d’ailleurs une obligation quand on fait du crémant. Les grappes sont posées dans des seaux que nous vidons ensuite dans de grands bassins et enfin dans des caisses. Les raisins seront immédiatement pressés et conservés dans des cuves avant d’être transformés en crémants. Dans l’unité de production moderne, nous constatons le même procédé que celui des producteurs de champagne, mais à plus grande échelle.

National Media File 
0
National Media File 
0
< vers le monde de Spar